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ID Notice CPF86619510
Titre propre Cinépanorama : émission du 7 avril 1962
Titre collection Cinépanorama
Chaîne de diffusion 1ère chaine
Date de diffusion 07/04/1962
Jour samedi
Statut de diffusion Première diffusion
Heure de diffusion 00:00:00:00
Heure de fin de diffusion 00:27:25
Durée 00:27:25
Thématique Cinéma
Genre Interview entretien ; Magazine
Type de description Emission simple
Générique REA,Chalais François ; PRE,Chalais François ; PRE,Roche France ; PAR,Karina Anna ; PAR,Varda Agnès ; PAR,Dorziat Gabrielle
Descripteurs Godard Jean Luc ; réalisateur (réalisatrice) ; film (Cléo de 5 à 7) ; Guitry Lucien
Résumé documentaire Quelques images d'immeubles (sur musique off et commentaire de François Chalais), ouvrent l'émission : François Chalais présente Anna KARINA, fraîche émoulue de son Danemark natal. Il l'interviewe : elle explique comment elle est venue en touriste en France, munie de son simple passeport et de 10 000frs. Elle a loué une chambre dans un hôtel du quartier de la Bastille qu'on lui avait recommandé. Pendant 3 semaines, elle n'a pratiquement pas mangé, puis, après avoir été repérée dans la rue, elle a fait des photos pour "Jours de France". Elle explique ensuite longuement comment elle a rencontré Jean Luc Godard, les bruits qui ont couru sur elle et comment elle l'a épousé. Elle a tourné avec lui "Vivre sa vie". Elle poursuit l'interview habillée dans une autre tenue, cigarette à la main. Elle évoque la personnalité de Godard, timide, bizarre, qui lui faisait un peu peur. Elle pense qu'elle lui a donné confiance en lui et qu'il lui a un peu tout appris. Il ne s'occupe pas de la façon dont elle s'habille. Elle veut essayer de tout jouer. Dans son pays, on lui a toujours dit qu'elle était laide. [Elle est vêtue d'une 3ème tenue et porte une perruque]. Elle a reçu des insultes ("petite salope") de gens qu'elle ne connaissait pas quand Godard l'a choisie comme interprète. Ca a été terrible pour elle. Quand ils sont tombés amoureux, ça a fait des drames entre eux. Elle ne savait pas qu'il avait mis une annonce dans "Le film français" demandant une "amie et interprète"
Après une séquence (sur musique et commentaire off de François Chalais) qui montre des photos (dont Gérard Philipe) signées d'Agnès VARDA qui fut photographe au TNP, France ROCHE interviewe Agnès VARDA dont le film "Cléo de 5 à 7" va représenter à Cannes les couleurs de la France. Agnès VARDA, venue de Sète, retrace son parcours qui l'a menée de L'Ecole du Louvre (elle pensait devenir conservateur de musée) à la mise en scène en passant par la photographie, qu'elle a choisie par hasard. Elle aurait aimé faire de la vannerie ou de la poterie mais n'était pas assez adroite de ses mains. Le plus dur pour elle, c'est d'écrire (en face de siècles de littérature), la réalisation n'est pas difficile. Elle ne s'est pas heurtée à la misogynie. Elle explique ce qu'elle a voulu faire avec son film "Cléo de 5 à 7". Voir une émotion la bouleverse, suscite ses réactions et ce n'est pas parce qu'elle a un enfant. Elle a épousé le metteur en scène Jacques Demy, mais c'est chacun pour soi, chacun dans une pièce, même s'ils s'entendent et se comprennent. Leur fillette de 4 ans, Rosalie passe d'une pièce à l'autre. Pour elle, des parents réalisateurs sont des parents qui disent "moteur" et "coupez".
Après une séquence de BT qui montre des journaux d'époque (publicités de presse) sur musique et commentaire off de François Chalais qui présente Gabrielle DORZIAT, François CHALAIS interviewe l'actrice, chez elle, assise à son bureau. Elle vient de tourner "Un singe en hiver" et s'apprête à partir pour une tournée de conférences au cours desquels elle parlera de sa carrière, de ses rôles et de ses auteurs préférés et de ses amis. Bien qu'elle ait débuté bébé sur les planches (en Moise dans son berceau), C'est Mademoiselle Gerfaut qui lui a demandé si elle voulait devenir comédienne après lui avoir entendu dire la fable de La Fontaine "Les deux pigeons". Elle lui a fait rencontrer Coquelin et elle n'était pas du tout à son aise, car pour elle, c'était un demi dieu. Il lui a décrit la courbe de sa carrière. Elle avait 17 ans et ne pouvait jouer les ingénues (à cause de son physique). La plus belle époque a été pour elle celle où elle a joué Clytemnestre dans "Electre" de Giraudoux, "Espoir" et "Les parents terribles". Elle compare Jouvet et Bernstein, le premier metteur en scène à ses yeux. Elle parle de Lucien Guitry (sa façon de reprendre les acteurs) et elle raconte comment il lui a donné une leçon de théâtre quand elle butait sur "Sanson", sans hésiter à lui montrer l'infirmité physique dont il souffrait. [Lucien Guitry qui avait les bras trop courts lui a conseillé de répéter les mains dans les poches] . Un tableau représentant Gabrielle DORZIAT, une gravue représentant Coquelin aîné, des photos de pièces de théâtre et différentes gravures, une photo de Lucien Guitry illustrent l'interview.
Société de programmes ORTF
Nature de production Production propre
Producteurs Producteur, Paris : Radiodiffusion Télévision Française, 1962
Base Archives TV Pro
Fonds Mei Chen Bauer Chalais